L’Homme a-t-il été chassé de la Nature ? Art.189

Article 189

-:-:-

L’ Homme a-t-il été chassé de la Nature ?

-:-:-:-

par Jean S. Dallière

Auteur gnostique – Psychanalyste fondamental

-:-:-:-

Rappel succinct – Certains Textes anciens – notamment ceux de la Bible – évoquent l’apparition de l’Homme sur la Terre (cf. Genèse 2 verset 7) précisant que YHWH Elohim (malencontreusement traduit, beaucoup plus tard soit vers le 3ème – 4ème siècle, par « Dieu ») façonna l’Espèce Homme à son Image (…) dont l’homme nommé Adam et ce, au Septième Jour de la Création (…). Je précise ici bien que ce ne soit pas l’objet de cet article, que ces « Jours » là ne sont pas des durées de 24 heures mais des attributions de la Création du monde à des planètes de notre système solaire. Nous sommes là à l’origine de l’Astrologie.

Quelques versets plus loin, autrement dit quelque temps plus tard, apparaît la création de la femme dont on sait qu’elle fut séduite par la Parole du Serpent qui l’invita à manger le fruit défendu (notion ici du Péché Originel auquel, ceci dit en passant, l’Islam, et à tort, ne croit pas ! Ce qui constitue une carence idéologique grave de conséquences de cette religion…) lequel fruit eut pour direct effet de lui « ouvrit les yeux » sur la distinction du Bien et du Mal (distinction d’une Dialectique qui est étrangère au Milieu Naturel). Ces Écrits, considérés comme sacrés pour des milliards d’humains depuis de nombreux siècles, font donc porter à la Femme – et à la Femme seule ! – LA faute dont la conséquence fut fatale pour toute la descendance soit, toute l’Espèce. En effet, c’est suite à cette faute que le Couple Adam et Eve fut chassé de ce Jardin d’Éden synonyme de : la Nature.

-:-:-:-

Quelques millénaires sont passés maintenant depuis cette version biblique de la Création du monde par Dieu (!). Autrement dit, la Conscience humaine, grâce à son élévation inhérente à l’évolution générale (elle est synonyme d’élévation du niveau des Consciences, de toutes les consciences de toutes les Espèces de la Terre) peut avoir sur ces Textes estimes sacrés, une interprétation autre, mieux, une traduction autre des premiers temps de la vie sur Terre.

Une première précision d’importance.

La Nature, au sens large du terme, soit TOUT de ce Corps cosmique, universel, UN, etc. auquel notre espèce Homme appartient au même titre que toutes les autres espèces, N’EST PAS DIALECTIQUE.

Autrement dit, tout, absolument tout… de son plus petit élément (l’électron de l’atome par exemple) à son plus grand constituant (la galaxie par exemple) de cette Nature est VIE.

La Mort, telle que l’Homme la pense, ne doit en aucun cas être opposée à la vie, elle en est un élément constituant. La mort peut être opposée, oui, à la naissance, aucunement à la vie. Nous dirons donc que le fait, pour l’homme, de croire en la mort est déjà comme la preuve qu’il ne vit pas DANS la Nature, qu’il n’est pas en communion avec Elle comme toutes les autres espèces. Cela prouve qu’il en est Extérieur sans pour autant en être totalement coupé… Ce qu’il ne peut

Comment naissent les Espèces ?

Chez l’Homme, comme pour toutes les espèces sexuées, le rapport sexuel – mâle-femelle, homme-femme – est indispensable pour assurer sa descendance. La Nature, elle, Berceau de toutes les espèces, peut être pensée androgyne. Qu’est-ce à dire ?

Ce sont les volcans sous-marins (uniquement ceux sous-marins) qui, lâchant leur lave (analogie avec le sperme masculin) féconde l’Océan, liquide amniotique de la planète. C’est ainsi que l’Océan se trouve être la source de TOUTES les espèces de la Terre. C’est par cette force ascensionnelle dont il va être maintenant question, que nombre d’espèces ont transité de l’océan pour vivre sur la terre ferme. On remarquera le nombre impressionnant de similitude entre certaines espèces marines avec celles devenues terrestres (crabes de mer et crabes terrestres, araignées de mer et araignées terrestres, anguilles et serpents, etc.. etc. La liste est longue !).

Comment l’Homme a-t-il pu se retrouver exclu de la Nature ?

Pour aborder cet aspect de la question, nous devons faire ce que certains esprits estimeront être de la science fiction c’est-à-dire décrire par des mots (!) cette partie de vie de l’Homme qui fut antérieur à l’apparition de la Parole. Comme si, alors que le bébé venait au monde il lui était demandé de nous décrire comment ça se passait, là d’où il vient ! On voit bien le ridicule de la chose. Cependant, il en est de même pour l’Intelligence de l’Homme qui sera à jamais incapable de décrire avec objectivité ce qui s’est passé avant l’apparition de Adam et Eve sur Terre. Je vais quand même faire cet essai périlleux…

Dans notre espèce Homme, la femme accouche de l’enfant nouveau-né lequel, de facto, se trouve chassé du milieu symbiotique qui l’a conçu. Je prends cet exemple d’analogie sachant qu’il ne peut pas exister, chez l’Homme, d’exemple qui soit étranger et qui ne « parle » analogiquement de la Nature qui l’a conçu. Selon cette affirmation, on peut donc dire que si la Femme « accouche » c’est parce que la Nature a accouché, Elle aussi, de toutes les espèces qui sont sur cette Terre. Mais, va me dire mon lecteur interrogatif : « toutes les espèces ne sont pas extérieures à la Nature ?  » En effet, il n’y en a qu’une et, UNE SEULE : l’espèce Homme.

Toutes les espèces forment entre elles une pyramide des espèces avec une majorité d’entre elles situées vers sa base. Plus on s’élève, plus on trouve des espèces à plus haut niveau de conscience (conscience « simple ») donc, en nombre toujours plus réduit.

L’Ascension est cette règle qui touche TOUTES les espèces sans exception. Toutes sont contraintes de s’élever guidées pour cela par les rayons solaires qui jouent le rôle de tuteur référent, et grâce aussi à la Lune qui, Elle, tient le rôle d’aspirateur de Formes; elle aide ces Formes à s’extraire de la Base de ladite pyramide pour tendre vers son sommet. C’est ainsi que l’espèce qui est au sommet est appelée à sortir de cette pyramide, à s’extraire de la Nature et à constituer un milieu autre appelé le Milieu CULTUREL .

Là se trouve maintenant l’espèce Homme, toujours plus extérieur et éloignée de la Nature. Où il faut préciser qu’avant l’espèce Homme, il y eut une autre espèce qui tenait cette place dominante, comme une autre espèce la tiendra à la disparition de l’Homme. La chose est inévitable.

Quels intérêts pour l’Homme d’avoir été chassé de la Nature ?

Créé par l’Homme le milieu Culturel révèle quelque chose de très important, de fondamental, qui semble ne pas avoir été encore perçu par les consciences scientifiques traditionnelles soit les plus éclairées et que je vais révéler ici.

Axiome – Mon exposé s’appuie sur l’axiome selon lequel il faut avoir quitté son milieu originel (ce sera ici la Nature) pour pouvoir prendre conscience « double » des composants, des constituants fondamentaux dudit milieu d’origine.

Je parle ici de conscience « double« . Qu’est-ce à dire ?

Tous les éléments – encore appelés individus – qui composent la Nature (le Minéral, le Végétal et les espèces Animales) sont habités par des Mécanismes psychiques (en fait, une Énergie vitale) qui garantissent leur survie. On parlera de Symbiose quand ces individus vivent dans l’Océan, et on parlera d’Osmose quand ils sont sur la terre ferme. Ces Mécanismes psychiques (plus ou moins élaborés suivant leur altitude au sein de la pyramide des espèces) sont soumis à la prise de conscience « simple » qui est cette caractéristique vitale de la Connaissance en laquelle sévit le temps PRESENT.

Cela ne peut « dire » quelque chose qu’à partir du moment où, sortie de la Nature, l’espèce considérée (ici, l’Homme) prend conscience « double » des éléments qui composent son environnement. A partir de ce moment-là, cette Connaissance commence à se déliter pour laisser place aux éléments de sa décadente décomposition (les futurs Savoirs) : c’est alors le temps Présent qui s’estompe pour laisser émerger les temps Passé et Futur.

En effet, ce faisant, l’Homme cesse de vivre en Connaissance avec le milieu Naturel, il prend alors conscience de lui-même (d’où cette conscience double) par laquelle va se développer tout progressivement le SAVOIR, tous les Savoirs. Là, on ne parlera plus d’osmose, encore moins de symbiose. Tel est cet espace où sévit la Conscience double.

Au fil des temps, l’Homme se sentira, tout progressivement, toujours plus distant de son milieu naturel initial, avec ce sentiment d’avoir été rejeté par lui, et même comme abandonné ! En fait,il est abandonné à lui-même. En lui, l’émergence de l’Ego (qui génère l’idée de Personnalité) participe à compenser, tant bien que mal (!) cette Perte d’Amour avec son Milieu originel et il se mettra alors en quête, à travers toutes ses Actions et le vocabulaire naissant d’un Langage… à essayer de justifier sa vie sur Terre. En réalité, il ne vit plus, il tente de survivre.

Le Langage qui apparaît chez l’Homme apporte une information capitale quant à la composition du Milieu Naturel !

Ce Langage se construit puis s’articule autour de DEUX sous-référentiels majeurs qui sont ÊTRE et AVOIR (ÊTRE séparé de AVOIR). C‘est donc à la lumière de mon axiome précédent que nous pourrons et devrons comprendre la structure fondamentale de la Nature qui est ce Référentiel complexe, unitaire, que les humains ont maintenant bien oublié !

La Nature est fusion de ÊTRE-AVOIR où ni ÊTRE ni AVOIR n’est isolément observable. Autrement dit, nous devons considérer qu’en observant un animal sauvage dans la Nature nous voyons en même temps et son Corps (AVOIR) et son « Mécanisme psychique » (ÊTRE). En d’autres termes nous pouvons affirmer que son ÊTRE est son AVOIR, que son AVOIR est son ÊTRE.

Mais… il n’en est pas de même chez l’Homme !!

Par rapport à ce Référentiel Nature Vertical (symboliquement estimé ainsi mais l’idée de Rectitude est plus appropriée ; il est le Tao chinois par exemple), son entité ÊTRE s’est développé d’un côté (arbitrairement, nous dirons qu’il s’est développé dans des espaces ou « sphères » à gauche du Référentiel Vertical Nature) et l’entité AVOIR s’est développé à l’opposé, à droite, en des espaces ou « sphères » Complémentaires à celles de ÊTRE (là est la marque de la Dialectique fondamentale).

Par mes travaux axés sur ce sujet j’ai pu montrer que ces entités fondamentales de l’Homme entretiennent entre elles et depuis toujours – et toujours plus nettement depuis que l’Homme a été chassé de la Nature – une relation de causalité ou encore dite Psychosomatique. AVOIR découle de ÊTRE, jamais l’inverse.

On pourra observer Aujourd’hui que toutes les Actions des humains, depuis qu’ils ont quitté la Nature qui est synonyme d’Amour absolu (la définition de cet Amour absolu étant ÊTRE-AVOIR fusionnés), s’avèrent être animées par un degré plus ou moins important de CARENCE d’Amour.

De ce fait, on observera également que ces actions humaines tentent de faire « payer » à la Nature son lâchage, son abandon telle une Naissance sous-x de l’Espèce ! On comprendra donc pourquoi les humains, par ces mêmes actions, semblent se venger de cet abandon et détériorent constamment la Nature…

Enfin… il n’est pas inintéressant de comprendre que c’est de cette entité Essentielle ÊTRE que sont nées toutes les Religions des hommes et de l’entité Nature AVOIR toutes les Actions Scientifico-Politiques avec ce même rapport psychosomatique entre ces deux instances.

Mais là… nous abordons d’autres considérations tout aussi délicates, sinon plus (…) qui ne sont pas l’Objet de cette étude.

le 07 janvier 2016

Tags: ,

Comments are closed.